Ah, là je comprends mieux! Les fascinantes et tumultueuses métamorphoses de notre vie.
Dernière mise à jour : il y a 3 jours
Je me rappelle il y a quelques années, lorsque j'ai commencé à m'intéresser un peu plus à mon corps, à son fonctionnement (ou son dysfonctionnement à ce que je croyais parfois), et plus particulièrement, à ce que je vivais en tant que femme dans la quarantaine avec tout ce que cela comporte en terme de questionnements sur sa santé physique et mentale (Est-ce le début de la ménopause déjà? C'est quoi la péri-ménopause?), bref, je me rappelle d'avoir eu un moment d'épiphanie. Ah..... c'était donc ça! C'était pour ça que je me sentais comme si j'avais soudainement été transformée, que j'avais muté dans un autre corps avec le cerveau de quelqu'un d'autre! Je venais de comprendre ce qui m'était arrivé au début de la trentaine lorsque j'ai vécu des bouleversements qui m'étaient incompréhensibles à l'époque. L'histoire complète suivra dans un autre mémmmos, mais en gros, j'ai finalement pu relier les points et mieux comprendre comment cet épisode de ma vie n'était pas isolé. ll faisait partie d'un long continuum d'événements et de circonstances qui font qui je suis : de ma génétique, à mon développement à l'adolescence, à mes choix et habitudes de vie, à mon âge lors de mes grossesses, et même, à l'âge des premières menstruations de ma mère. J'ai cessé de voir ma vie de femme réduite à des 'cycles' ou à des 'hormones' ou à des 'phases'. Je suis, en fait, en constante transformation. Nous sommes des humains en constante métamorphose!
Pourquoi emmmé ? La réponse vient de ce questionnement. Pourquoi doit-on aborder la vie de la femme comme une succession d’étapes, de ruptures ou d’états fixes? On nous parle toujours de la puberté, des menstruations, de la maternité et, plus ouvertement maintenant, de la préménopause et de la ménopause (la post-ménopause demeure encore dans l’obscurité à toutes fins pratiques.) Mais si on y pense vraiment, a-t-on une date exacte pour identifier le jour où on a commencé notre puberté? Ou le jour où s'est terminé notre maternité? Ou le premier jour de notre ménopause? Ce n’est pas seulement le jour de notre ménarche (première menstruation), ni le jour de notre accouchement, ni même le 366e jour après l’arrêt de nos menstruations (le jour à partir duquel on peut réellement parler de ménopause). On ne peut pas réduire ces moments de transition à un simple marqueur physique. Nous sommes plus qu’une succession de cycles. C’est un cheminement de vie. Un long continuum semé d’émerveillements, de doutes, de douleurs, de joie, de craintes, d’incompréhension, d'angoisse, de tendresse, de ‘#*&?’. C'est un bouillon d’émotions, de sensations, de réflexions et de questionnements, comme la vie elle-même. C’est un fil rouge.
On habite notre corps et notre esprit chaque année, chaque jour, chaque minute. On doit constamment s'apprivoiser nous-mêmes, au fil d’une transformation continue — parfois lente, parfois fulgurante, parfois magique, parfois effrayante. Le ressentez-vous aussi?
Pourquoi ne pas rendre le tout un peu moins flou, un peu moins imprévisible et un peu moins déstabilisant? Il me semble que si nous apprenions comment notre corps fonctionne vraiment, au-delà de la base qu’on nous enseigne à l’école ou de ce qui se propage sur les médias sociaux, on s'en tirerait mieux en général. Pourquoi ne pas se parler de nos symptômes physiques et psychiques et discuter de leurs impacts sur notre quotidien, sur nos relations, sur notre travail et sur notre famille?Pourquoi ne pas s'éduquer ensemble? Se partager les livres qu'on a lu, les balados qu'on a écouté, les informations scientifiques qu'on a vu passer? Bref, donnons-nous le temps et les outils pour mieux nous comprendre et pour mieux accompagner nos filles, nos mères, nos proches.

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